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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes chantiers de l'arrière-port de Dunkerque (titre d'usage)
Les chantiers de l'arrière-port de Dunkerque (titre d'usage)

Référence de la notice
06220037934
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 janvier 2025
Date de mise à jour
5 février 2026
Rédacteur de la notice
Katia Dhondt
Crédits photographiques
Musée portuaire
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2022.2.1
Domaine
Dénomination
Titre
Les chantiers de l'arrière-port de Dunkerque (titre d'usage)
Auteur
Précisions sur l'auteur
1848 ; 1903
Genre du ou des auteurs
masculin
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Très probablement depuis les origines de la cité, des bateaux ont été construits à Dunkerque, ville entièrement tournée vers la mer. Avant l’annexion de la Flandre par la France, la construction navale locale s’inspirait des techniques de la mer du Nord.
On produisait alors des bateaux aux formes lourdes et arrondies, les « busches » ou « scuts », à dérives latérales qui étaient essentiellement employés pour la pêche au hareng. Lorsque Dunkerque est passée sous la domination française, Louis XIV a encouragé son ministre Colbert à utiliser les connaissances des charpentiers dunkerquois pour construire les navires de guerre qui lui faisaient défaut. Vauban a tracé les plans de l’Arsenal de la Marine, fait établir six cales de construction navale, creuser le « Bassin du Roi », aménager le chenal. Une véritable industrie navale est ainsi née à Dunkerque.
L’abandon de la construction de navires de guerre, à la fin du Premier Empire, a entraîné la fermeture de l’Arsenal maritime. Aussitôt, l’initiative privée a remplacé l’entreprise d’État et l’arrière-port s’est couvert d’une quantité de chantiers particuliers qui se transmettaient de père en fils : Vandezande, Delalonde, Nissen, Pyotte, les frères Cornemuse, Vancauwenberghe, Malo, etc. On construisait des navires en bois, essentiellement destinés à la pêche : lougres, dogres et, plus tard, goélettes et dundées.
L’aube du XXe siècle a connu le déclin de la pêche dunkerquoise à la morue à Islande ainsi que le remplacement des coques en bois des grands voiliers par des coques en acier. L’incendie du 10 octobre 1913 a asséné un coup final aux chantiers navals historiques de construction de goélettes, dundées… Les chantiers Cornemuse, Ogez, Stevenaere, Rose et Ecolin ont alors été entièrement détruits, la plupart n’étant pas assurés.
Dans les années 1920, le chantier Ziegler installe son unique cale dans l’arrière-port. Des chalutiers motorisés en bois puis des pontons y sont construits et enfin, de gros remorqueurs y sont lancés, dont la firme en a fait sa spécialité jusqu’à sa fermeture en 1978. À la fin des années 1990, la partie sud du bassin de la Marine est comblée pour accueillir un pôle de loisirs à proximité du centre-ville, le Pôle Marine, un multiplexe de cinémas adossé à des surfaces commerciales et de restauration.
Localisation
Dunkerque ; musée maritime et portuaire