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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineFemme vue de dos
Femme vue de dos

Référence de la notice
07200002045
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© KLEINEFENN
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2004.3.59
Domaine
Dénomination
Titre
Femme vue de dos
Auteur
Précisions sur l'auteur
RENOIR : ?, 1841 ; ?, 1919
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1875 vers ; 1879 vers
Historique
' Les sujets les plus simples sont éternels. La femme nue sortira de l'onde amère ou de son lit, elle s'appellera Vénus ou Nini, on n'inventera rien de mieux. ' Ainsi s'exprimait Renoir qui partageait avec Degas un goût prononcé pour les nus féminins. Mais, autant Degas se montrait incisif et parfois cruel dans sa vision du corps de la femme, autant Renoir nimbait celle-ci d'un halo de grâce et de beauté qui contribua à forger un véritable type dans sa peinture de figures. L'oeuvre de Renoir compte plus de quatre mille pièces. Femme vue de dos s'insère dans un genre de production bien identifié. Selon le peintre Albert André, Renoir avait l'habitude de semer des croquis à l'huile dans les coins de ses toiles : ' Ces petits croquis il ne veut pas les considérer comme autre chose et enrage, lorsqu'après les avoir découpés et fait rentoiler, on les lui rapporte pour qu'il les signe et en termine les bords, afin de les transformer en tableaux. ' Et de conclure que le meilleur de Renoir se trouve dans ces petites toiles. Dans Femme vue de dos, Renoir se livre à une étude attentive de la lumière sur la peau de son modèle et sur sa chevelure. La matière très lisse qui juxtapose des auréoles multicolores rappelle le travail qu'il poursuit entre 1876 et 1879. Les tons verdâtres et jaunâtres relevés de stries violacées ou bleutées évoquent les charges de ses détracteurs à propos de son Torse, effet de soleil (Paris, Orsay) : ' Essayez donc d'expliquer à Monsieur Renoir que le torse d'une femme n'est pas un amas de chairs en décomposition avec des taches vertes, violacées, qui dénotent l'état de complète putréfaction dans un cadavre. ' L'attitude du modèle de trois quart dos se révèle très proche d'un Nu de dos exécuté en 1877-1878 (Vente Londres, Sotheby's Impressionist and modern art, 23 octobre 1996). Dans l'oeuvre de la collection Senn, Renoir exploite son talent de coloriste. Le dessin pratiquement inexistant intervient pour cerner la silhouette d'un sein ou affermir le contour d'une épaule ou celui de la nuque. Sur le fond hâtivement brossé, se détache le dos de la jeune femme traité avec une telle délicatesse de touche qu'on pourrait croire à un travail au pastel. (Jean-Pierre Mélot)
Localisation
Le Havre ; musée Malraux