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POP | Plateforme ouverte du patrimoineNature morte avec chaudron, poêlon, fourneau, torchon, chou, deux oeufs, poireau, pain et trois harengs
Nature morte avec chaudron, poêlon, fourneau, torchon, chou, deux oeufs, poireau, pain et trois harengs

Référence de la notice
08120000056
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
28 juin 2010
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Renaux Catherine
Crédits photographiques
© Fonds musée de Picardie, © Jeanneteau Marc
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
M.P.Lav.1894-139
Domaine
Dénomination
Titre
Nature morte avec chaudron, poêlon, fourneau, torchon, chou, deux oeufs, poireau, pain et trois harengs
Précisions sur l'auteur
CHARDIN : Paris, 1699 ; Paris, 1779
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1731 ; 1733
Historique
Dans cette peinture, Chardin dispose sur une margelle de pierre des ustensiles de cuisine (un chaudron en cuivre dont l'intérieur est étamé, un poêlon en terre cuite glaçurée et un fourneau en terre), un torchon et des victuailles (deux oeufs, un maigre poireau, un pain, un chou et trois harengs pendus à un croc). On retrouve la plupart de ces objets dans d'autres natures mortes de l'artiste qui se plaît, en les réutilisant, à varier sur un même thème. Chardin, ainsi qu'il le fait volontiers, a réalisé une réplique de cette oeuvre aujourd'hui conservée à Williamstown, avec son pendant, une Nature morte avec chaudron, écumoire, fourneau, poêlon, marmite, torchon et deux oignons. On peut donc supposer que la version d'Amiens possédait aussi un pendant, peut-être similaire à celui-ci. En tirant inlassablement parti des mêmes éléments domestiques, dans les années 1730-1735, Chardin ne fait pas preuve d'un défaut d'imagination puisque c'est justement cette formule qui lui permet de travailler exclusivement compositions, formes et couleurs, en un mot à s'intéresser à l'essence même de la peinture. Schnapper (cat. exp. 1985, p. 65) montre comment Chardin n'a sans doute pas été indifférent à l'art des Hollandais et surtout de Willem Kalf (Rotterdam, 1619 - Amsterdam, 1693), dont les travaux pouvaient alors aisément se voir à Paris. Dans ses mises en scènes dépouillées, au cadrage restreint, mais d'une grande variété, même si les 'acteurs' sont toujours identiques, Chardin oeuvre en excluant tout effet d'emphase. Avec son subtil chromatisme, 'son harmonie particulière, toute de douceur et de délicatesse' (Rosenberg, dans cat. exp. 1979, p. 170), il nous convie ici à la calme poésie des anodins accessoires de la vie quotidienne de l'homme dont il révèle une beauté jusque-là inédite. Notice de Matthieu Pinette
Localisation
Amiens ; musée de Picardie