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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes Polichinelles chanteurs
Les Polichinelles chanteurs

Référence de la notice
08120000238
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
28 juin 2010
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Renaux Catherine
Crédits photographiques
Fonds Musée de Picardie, Jeanneteau Marc
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
M.P.Lav.1894-185
Domaine
Dénomination
Titre
Les Polichinelles chanteurs
Précisions sur l'auteur
ROBERT : Paris, 1733 ; Paris, 1808
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1760
Genèse
objet en rapport
Historique
Dans la commedia dell'Arte le personnage de Pulcinella (Polichinelle) symbolise le bourgeois napolitain. Selon cette tradition italienne, il est invariablement vêtu d'un habit de toile claire, composé d'un pantalon large et d'une ample tunique retenue par une ceinture formant bouffant. Il porte des chaussures basses et noires, et un bonnet de laine pointu. Son visage est recouvert par un masque sombre cachant la seule partie supérieure des traits et dessinant un nez busqué. Une figure si pittoresque ne pouvait que séduire les peintres français de passage en Italie : c'est ici le cas pour Hubert Robert. Arrivé à Rome en 1754 avec le nouvel Ambassadeur de France, le Comte de Stainville (futur duc de Choiseul), Robert obtient, grâce à l'appui de son protecteur, de séjourner à l'Académie de France et de bénéficier de l'enseignement dispensé par celle-ci. En 1759, on lui octroie, du fait de son assiduité et de l'évolution très favorable et rapide de son talent, un poste de pensionnaire dans cette institution alors dirigée par le peintre Charles-Joseph Natoire ( 1700 - 1777) qui, comme le directeur des Bâtiments du Roi, le marquis de Marigny, souhaite encourager le jeune peintre, protégé de l'ambassadeur. Peu à peu l'art de Robert continue à s'épanouir et sa rencontre avec Fragonard, nouveau pensionnaire, puis avec l'abbé Richard de Saint-Non (1727 - 1791), qui arrivent respectivement à Rome en 1756 et 1759 et avec qui il parcourt volontiers la péninsule, génère une heureuse évolution créatrice. Hubert Robert demeure en Italie jusqu'en 1765. Le jeune homme a pu avoir l'occasion d'observer de tels déguisements lors du carnaval, comme en témoignent des dessins réunis dans un album de la Pierpont Morgan Library à New York. Les pensionnaires de l'Académie de France y prenaient d'ailleurs une part active et remarquée par la population de Rome. De plus le caractère bouffon, emporté et têtu de Polichinelle permettait à Robert d'exploiter ce goût pour l'ironie dont il témoigne volontiers dans ses oeuvres. Dans le premier panneau, un polichinelle peintre est assis sur un tonneau et, palette en main, ébauche un tableau placé sur un chevalet. A sa gauche une bouteille de vin et un verre illustrent son penchant pour la boisson. Près de lui un chien joue avec un chat et, plus loin, dans la pénombre de l'atelier, deux autres polichinelles s'emploient à broyer des couleurs. Dans cette deuxième peinture, un polichinelle asiss sur un tambour et deux de ses compagnons debout près de lui chantent joyeusement en suivant une partition dressée sur un lutrin rustique. Leur jovialité s'explique sans doute par la présence de quatre bouteilles de vin placées au sol et qui ont dû faciliter l'ardeur musicale des protagonistes qui chantent allègrement. Notice de Matthieu Pinette ;
voir aussi : Les Polichinelles peintres (M.P.Lav.1894-184) ; en rapport avec : Les Polichinelles chanteurs, Comédie italienne
Localisation
Amiens ; musée de Picardie