Mesures
Hauteur en cm 39 ; Largeur en cm 45
Inscriptions
signature (français) ; titre (français) ; texte (français) ; lieu d'édition inscrit (français)
Précisions sur les inscriptions
signature, sous l'image, à gauche : Peint par Schall ; signature, sous l'image, à droite : Gravé par Augustin le Grand ; titre, sous l'image, au milieu : VIRGINIE AU TOMBEAU ; texte, b. : Tous les Matelots s'étoient jetés a la Mer. il n'en restoit plus qu'un Sur le Pont qui étoit tout nu, et nerveux comme Hercule. il s'approcha de Virginie avec respect ... mais dans ce moment, une montagne d'eau...S'avança en rugissant vers le vaisseau...a cette terrible vue, le Matelot s'élança seul à la Mer ; et Virginie voyant la mort inévitable posa une main sur ses habits l'autre sur son coeur, et levant en haut des yeux sereins parut un ange qui prend son vol vers les cieux ; b. : Voyez Paul et Virginie par le C.Bernardin de S. Pierre ; lieu d'édition inscrit, b. d. : A Paris chez Augustin le Grand Rue Haute feuille n°22
Sujet représenté
scène (île Maurice, cycle narratif, tempête, naufrage, bateau, Virginie, marin, vague, nuit)
Précisions sur le sujet représenté
Schall a peint une série de quatre scènes tirées du roman Paul et Virginie, estampes gravées par Augustin Legrand : Scène de l'enfance et du berceau, épisode du jupon pendant l'adolescence de Paul et Virginie, le triomphe de la vertu et le naufrage de Virginie. La série produite par Schall et Legrand a connu un grand succès et a donné lieu à d'autres versions plus tardives, comme celle, par exemple, gravée avec une certaine maladresse ' par Texier. On trouve également des réductions gravées par de Gouy et une série de 1815 regroupant plusieurs signatures de graveurs : Gabrielli, Ambrosi et Regona. Cette gravure représente le quatrième épisode de la série avec le naufrage de Virginie. La scène se passe au moment du cyclone, sur le pont du Saint-Géran. Telle une martyre, Virginie est agenouillée à la merci des flots écumants. Les mains posées sur ses vêtements, elle exprime son refus de se déshabiller devant le matelot représenté torse nu. En opposition au marin dont les gestes traduisent la peur et l'épouvante, la jeune femme est résignée, le visage tourné vers le ciel, presqu'en extase. Comme sur les autres estampes de cette série, les personnages représentés sont baignés dans une lumière intense.
Source de la représentation
roman ; Bernardin de Saint-Pierre Jacques-Henri : Paul et Virginie