Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineSans titre
Sans titre
Référence de la notice
11680000898
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
25 novembre 2024
Date de mise à jour
30 juillet 2026
Rédacteur de la notice
Elodie Cléophas
Crédits photographiques
© Stéphane Adric
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2060
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2022.2.3
Domaine
Titre
Sans titre
Auteur
Précisions sur l'auteur
New-York, 1909 ; Nice (Alpes-Maritimes), 1989. Peintre, graveur.
Né Harry Bernard Goetz. Il est élève en 1929 de l’École de peinture de l’Université d’Harvard, en 1930 de la Central Art School de New-York et à Paris des Académies Julian, de la Grande Chaumière et de l’Atelier Ozenfant. Il épouse en 1935 l’artiste Christine Boumeester. Il enseigne en 1951 à l’Académie Ranson, à l’Académie de la Grande Chaumière puis à l’ancienne Académie Lhote. En 1969, il est professeur de peinture et de gravure à l’Université de Vincennes. La peinture de Goetz devient non-figurative vers 1936 et il y règne une atmosphère quasi-surréaliste, avec ses objets inventés situés dans un vaste espace. Breton s'y intéresse d'ailleurs (il rencontre Goetz en 1938), sans toutefois proposer à l'artiste de participer aux manifestations du mouvement. Durant la guerre, réfugié dans le sud-ouest, il se lie avec les membres du groupe surréaliste belge, Magritte, Ubac, Dotremont. De retour à Paris, il fonde, avec Dotremont et Ubac, La Main à la plume, première revue surréaliste parue sous l'Occupation. Il illustre, en collaboration avec Christine Boumeester, La Femme facile de Georges Hugnet. Retirés à Nice, les Goetz fréquentent Picabia, Magnelli, Arp, de Staël. En 1947, Alain Resnais tourne son premier film : Portait de Henri Goetz. L'aspect onirique de ses tableaux se maintient jusque vers cette date, évoquant un monde minéral, malacologique (Hommage à Poussin, 1945, Paris, coll. part.). L'abstraction de Goetz, au cours des années 50, est voisine de celle de Hartung et de Schneider par la vivacité des tracés graphiques et le rôle des fonds colorés (Peinture, 1956, Paris, M.N.A.M.). Dès 1960, le monde extérieur reprend place dans l'élaboration des œuvres, à partir des suggestions offertes par le paysage ou les objets. Virtuose dans le maniement des techniques traditionnelles, Goetz a enrichi la gravure des procédés nouveaux, tel le Carborundum (La Gravure au Carborundum, 1969, Paris, Maeght éd). Les œuvres d’Henri Goetz sont présentées dans les musées de Cincinnati, Épinal (Musée Départemental Des Vosges), La Louvette, Grenoble, Saint-Rémy-de-Provence (Musée Estrine), Paris (Musée National d'Art Moderne), Saint-Étienne, Tourcoing, Villefranche-sur-Mer (Musée Goetz-Boumeester), Oklahoma City, San Francisco.
Localisation
Saint-Rémy-de-Provence ; musée Estrine