Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineSans titre
Sans titre
Référence de la notice
11680000905
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
13 décembre 2023
Date de mise à jour
27 avril 2026
Rédacteur de la notice
Elodie Cléophas
Crédits photographiques
© Stéphane Adric
Artiste sous droits
VRAI
Année d'entrée dans le domaine public
2051
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2022.2.10
Domaine
Titre
Sans titre
Auteur
Précisions sur l'auteur
Nijni-Novgorod (Russie), 1892 ; Vanves (Hauts-de-Seine), 1980. Peintre, créateur de vitraux.Léon Zack est né en Russie en 1892. Depuis son enfance, il a le désir de peindre et partage ses études entre les lettres et le dessin. Il fuit la Russie pendant la Révolution et s’installe à Florence en 1920. Au cours d’un voyage à Paris en 1921, il expose au Salon des indépendants et au Salon d’hiver où il rencontre Picasso et Larioniv. En 1923 il s’installe définitivement à Paris, exposant au Salon d'automne, au Salon des Indépendants et au Salon des Surindépendants dont il est en 1929 l'un des fondateurs. Vers 1930, il appartient au groupe des néo-humanistes auquel s'intéresse Waldemar George, aux côtés de Christian Bérard, Tchelitchev, Eugène Bermann, Jean-Francis Laglenne. Il est naturalisé français en 1936. Sa peinture est figurative jusqu’en 1946 ; peu à peu, il s’oriente vers l’expressionnisme avant de se tourner vers l’abstraction. Son langage pictural évolue, dans la période d’avant-guerre, en se débarrassant dans un premier temps de la description, puis de la figure en tant qu’apparence, « sans autre signification que son contour dense et expressif » selon l’expression de Pierre Cabanne en 1993. Il participe de nouveau à de nombreux salons et illustre plusieurs livres. En 1947, il réalise les décors et costumes du ballet Concerto et expose en 1950 à la galerie Billiet-Caputo. Parallèlement, sa peinture continue à s’alléger, d’abord en se géométrisant et cette géométrie, s’appuyant sur une écriture inventée, a valeur d’ascèse. Au cours des années 1950, son mode d’expression devient de plus en plus laconique tandis que sur la toile, ne sont plus représentés que des conflagrations de rythmes et de couleurs. Converti dès 1941, il transforme en 1951 les intérieurs de plusieurs églises d'Alsace. Dans les décennies suivantes, il crée des vitraux pour une trentaine d’édifices, ainsi que des tapisseries réalisées par l'atelier Plasse Le Caisne. Sa peinture devient résolument spirituelle sans nier la figuration, mais cherchant à découvrir la réalité cachée des choses. Ses toiles parlent désormais par leurs propres moyens, sans avoir besoin d’emprunter au réel ses formes et ses signes. Elles évoquent l’émotion pure, les choses intérieures. Après une vie entière dédiée à la peinture, mais aussi aux lettres, Léon Zack est mort à Vanves en 1980.
Localisation
Saint-Rémy-de-Provence ; musée Estrine