Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineSans titre
Sans titre
Référence de la notice
11680000971
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
25 novembre 2024
Date de mise à jour
30 juillet 2026
Crédits photographiques
© Fabrice Lepeltier ; L'Œil et la Mémoire
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2083
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2023.1.1
Domaine
Titre
Sans titre
Précisions sur l'auteur
Marseille, 1914 ; Nogent-sur-Marne (Île-de-France), 2012. Peintre, décorateur de théâtre.
Georges Arditi est né le 14 décembre 1914 à Marseille, d'une famille de négociants qui s'installe à Paris deux ans après sa naissance. Tout en poursuivant ses études, il commence à peindre seul en 1930. En 1932 il entre à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de la rue d'Ulm, dans la section « Décorateur » où il a comme professeurs Jean Carlu, Raymond Legueult et surtout l'affichiste Cassandre dont il suit le cours libre sur l'affiche publicitaire. Il continue cependant à peindre. Sa première exposition particulière a lieu en 1937 à la galerie La Fenêtre ouverte. Il illustre alors un certain nombre de nouvelles pour le journal de Léon Bailby, « L’Intransigeant ». Ses dessins sont remarqués par le peintre Zarraga qui le signale au critique Pierre du Colombier. Il quitte alors définitivement le commerce pour se consacrer de plus en plus à la peinture. En 1938, il est invité au Salon des Tuileries : il envoie un Autoportrait. Cette toile d'une conception néo-primitive, d'un dessin à la fois aigu et expressionniste fit écrire à P. du Colombier : « Retenez le nom d'Arditi, il est encore noué, mais il est fort. » En 1940, l'exode le conduit à Aurillac. Il fait alors de nombreux portraits à la mine de plomb, dans un style très proche de celui des portraitistes de la Renaissance. En 1941 pour échapper à l'atmosphère de Paris occupé, il descend en zone libre, à Marseille où il se marie. Par l'intermédiaire de la Galerie Garibaldi et de J. Ribourt, décorateur de la Comtesse Pastré, sa peinture suscite un vif intérêt parmi les amateurs marseillais et parisiens. En 1943 il remonte à Paris et entre dans la Résistance. Néanmoins, au cours de cette année, il produit intensément ; la toile Le Crépuscule marque le point culminant de la première période de son œuvre que l'on pourrait qualifier de quattrocentiste. En 1945 La Galerie du Bac (qui venait alors de découvrir Lorjou) lui fait un contrat et l'expose avec ses peintres. A partir de cette époque, il participe régulièrement au Salon d'Automne et à différentes expositions de groupe, tant en France qu'à l'étranger. Les années suivantes représentent une période d'évolution au cours de laquelle le peintre abandonne peu à peu le modelé en volume pour aboutir à une peinture plus plate et plus simplifiée. Il expose toujours au Salon d'Automne et est invité au Salon des Tuileries. En 1949, très soutenu par les critiques L. Cheronnet et Waldemar George, il fait une exposition à la Galerie Visconti, dirigée par Maurice Garnier, en 1949. Sa toile Le Repas paysan est retenue pour la sélection finale du Prix de la Peinture Contemporaine organisé par le journal Opéra - prix qui sera attribué à Desnoyer. Il expose dans un groupe important « Rythmes et Couleurs » à Poitiers ; puis à l'exposition des « Peintres de la Terre » organisée par Waldemar George, à Figeac. C'est à partir de cette époque qu'il entre dans une nouvelle période évolutive qui ira désormais s'accélérant. En 1950 il fait une très importante exposition particulière au Musée d'Art Moderne de Sao Paulo (Brésil). L'État lui commande une décoration murale pour le Collège technique Jules Ferry à Versailles. Ses envois sont sélectionnés pour le Prix de la Critique et pour le Prix de la Jeune Peinture. En 1952 un séjour de six mois dans la région d'Aix-en-Provence est pour lui un tournant décisif dans son évolution : rupture avec la vision directe de la réalité ; interprétation par plans décomposés et exaltation de la couleur. La Machine à Coudre est l'une des toiles les plus caractéristiques de cette période. Il fait une exposition particulière à Aix-en-Provence à la Galerie de l'Ancienne Madeleine. En 1954 L'État lui commande une tapisserie Les Bateaux qui sera tissée aux Gobelins. En 1959 sa peinture qui s'était écartée progressivement de la réalité identifiable, franchit une étape décisive en rompant définitivement avec la figuration. Elle dérive maintenant d'une vision non descriptive et puissamment colorée de la nature. C'est dans cette disposition nouvelle qu'il fait son exposition particulière à la Galerie Berri-Lardy, sur le thème du Mont Ventoux aux différentes heures de la journée. Il participe à de nombreux groupes en province et à Paris. Le musée de la Poste à Paris, lui consacre une grande exposition en 1990.
Il expérimente donc plusieurs phases dans son travail pictural :
De 1939 à 1945 : une période maniériste très inspirée du quattrocento au cours de laquelle il peint Le Crépuscule (1943).
De 1945 à 1952, le style figuratif se schématise et la matière s’épaissit.
De 1952 à 1958 : une période post-cubiste.
De 1958 à 1973 : une peinture dans un style abstrait.
A partir de 1974 : un art figuratif avec des compositions mêlant portraits, paysages et natures mortes.
Georges Arditi est mort en 2012 de suite d’une longue maladie d’Alzheimer.
Localisation
Saint-Rémy-de-Provence ; musée Estrine