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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes accusés de mai
Les accusés de mai

Référence de la notice
M0250001681
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
7 décembre 2022
Date de mise à jour
7 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Sophie TYMULA ; Agathe MOYET
Crédits photographiques
© Musée George Sand et de la Vallée Noire ; La Châtre (Indre)
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
MLC 2009.0.21
Domaine
Titre
Les accusés de mai
Précisions sur l'auteur
Chartres (Eure-et-Loir) , 1822 ; ?
Genre du ou des auteurs
masculin
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
Vers 1848
Historique
Scène de la Révolution de 1848. Le contexte politique L’élection à la constituante du 23 avril 1848 a été très décevante pour la gauche. La nouvelle assemblée de 900 membres comporte une majorité centriste de républicains modérés, tandis que le gauche socialiste ne compte plus qu’une centaine de députés. Une Commission exécutive élue le 10 mai (composée d’Arago, Garnier-Pagès, Marie, Lamartine, Ledru-Rollin) remplace le gouvernement provisoire constitué en février. La tentative de coup de force La perte d’influence de la gauche – aucun de ses membres n’appartient au nouveau gouvernement – incite certains de ses membres à tenter un coup de force en s’appuyant sur la rue. Divers clubs d’extrême-gauche appellent le Paris populaire à manifester en portant à l’Assemblée une pétition réclamant une intervention de la France en faveur de la Pologne. Mais l’action de certains meneurs (dont le vieux révolutionnaire Aloysius Huber, qui était peut-être secrètement au service de la police) et les défaillances du service d’ordre commandé par le général de Courtais qui ne se montre pas à la hauteur de la situation font dégénérer cette manifestation qui prend bientôt l’allure d’une tentative de coup d'État. L’Assemblée est envahie, provoquant l’indignation de centaines de députés provinciaux, tandis que son président, Philippe Buchez, se maintient à son fauteuil, après avoir appelé puis décommandé la garde nationale. Dans la confusion et l’improvisation, Armand Barbès tente alors de faire acclamer une liste que l’on peut interpréter comme étant celle des membres d’un nouveau gouvernement. Entraînés par la foule, Louis Blanc, l’ouvrier Albert, Louis Auguste Blanqui et quelques autres parmi les dirigeants de l’extrême gauche sont plus ou moins compromis. L’ordre est rétabli par la garde nationale des quartiers bourgeois appelée par Lamartine et Ledru-Rollin, membres de la Commission exécutive. Les chefs de l’extrême gauche sont arrêtés, certains sans ménagements. Pour la première fois depuis les journées révolutionnaires de février 1848, il existe à nouveau des prisonniers politiques. La Haute Cour de Bourges Les accusés Le 16 janvier 1849, l’instruction étant close, 17 personnes sont mises en accusation : 1- Louis Auguste Blanqui, Benjamin-Pierre Flotte, Martin dit Albert (l'ouvrier Albert), Armand Barbès, Joseph-Marie Sobrier, François-Vincent Raspail, Auguste-François Quentin, Paul Degré, Larger, Borme, Thomas, Louis Blanc, Nicolas-Auguste Seigneuret, Joachim Houneau, Aloysius Huber, Laviron et Napoléon Chancel, « accusés d’avoir commis un attentat ayant pour but de détruire ou changer de gouvernement et d’avoir commis un attentat ayant pour but d’exciter la guerre civile en portant les citoyens à s’armer les uns contre les autres » ; 2- le général de Courtais, Marc Caussidière et Joseph-Léopold Villain, « accusés de s’être rendus complices desdits attentats, en aidant et assistant avec connaissance les auteurs dans les faits qui les avaient préparés ou facilités, et dans ceux qui les avaient consommés ». Huit des accusés étaient contumaces : Louis Blanc, Seigneuret, Houneau, Huber, Caussidière, Laviron, Chancel et Villain. Le 22 janvier 1848, le décret de l’Assemblée nationale renvoyant les accusés devant la Haute Cour et désignant Bourges comme devant l’accueillir est voté par 466 voix contre 288. Source :
Localisation
La Châtre ; musée George Sand et de la vallée noire