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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineVierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant

Référence de la notice
M0811000155
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 décembre 2016
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Lynda Frenois ; Caroline Jame
Crédits photographiques
© Thierry Ollivier ; © Réunion des musées nationaux, 10 rue de l'Abbaye, 75006 Paris, tél. 33 (0)1 40 13 46 00, tlc. 33 (0)1 40 13 46
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2006.1.1 ; 1902-108
Domaine
Dénomination
Titre
Vierge à l'Enfant
Précisions sur l'auteur
COECKE VAN AELST ou COECKE D'ALOST : Alost (Belgique), 1502 ; Bruxelles (Belgique), 1550
École (pays)
Pays-Bas
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Déposée en 1896 par le musée de Cluny (inv. Cl.831), cette peinture est une réplique ancienne d'une oeuvre de Joos van Cleve, La Madone aux cerises, dont l'original n'est aujourd'hui plus connu. L'artiste anversois Joos van Cleve, oublié au fil du temps, n'a vu son oeuvre reconstituée par les historiens de l'art que dans le cours du XXe siècle en se basant sur une étude des monogrammes et des comparaisons stylistiques. Au côté de Jan Gossaert, il fait partie d'une nouvelle génération de peintres du Nord qui, tout en restant fortement marquée par l'héritage des maîtres précédents, en particulier Quentin Metsys et Joachim Patinir, assimile les influences de la Renaissance italienne. Van Cleve se signale en particulier par sa carrière internationale, au service de commanditaires génois aussi bien que des rois de France et d'Angleterre. Il existe une vingtaine de versions référencées de la Madone aux cerises, sans qu'aucune ne soit attribuée au seul maître. L'oeuvre initiale est à situer entre 1525 et 1529, alors que l'artiste cherche de plus en plus à combiner des éléments italiens et nordiques et que l'influence de Léonard de Vinci se fait particulièrement sentir dans son oeuvre. Cette composition se base en effet sur un prototype créé par ce dernier, connu au travers d'une peinture d'un de ses suiveurs lombards, Giampietrino (Dallas, Robert M. Edsel collection). La pose des personnages est identique, tandis que le paysage par la fenêtre est traité plus à la manière nordique selon les leçons de Patinir. La version d'Abbeville est intéressante car son traitement est moins léonardesque que la plupart des autres versions connues, mais plus dans la tradition du Nord. Les formes sont nettement décrites : le 'sfumato' est abandonné pour une précision du détail. Il s'agit donc d'une interprétation plus que d'une copie, qui traduit la diffusion des formes de la Renaissance dans les anciens Pays-Bas et la façon dont celles-ci sont adaptées au goût.
Localisation
Abbeville ; musée Boucher de Perthes