Description historique
La ville de Lormont se développe depuis le Moyen Age autour du village ancien, entre le bourg haut et le port. Au début du 20e siècle l'industrialisation et l'accroissement de la population ont conduit à créer de nouveaux secteurs urbains Carriet et Génicart (étudiés) , puis, à inclure la ville dans la Communauté Urbaine de Bordeaux en 1968. Si un groupe de peuplement a probablement occupé le port, c'est place Auberny, sur le plateau au carrefour de voies anciennes qu'ont été découvertes tuiles et monnaies gallo-romaines. Proche du château médiéval et du port, inclus dans une sauveté datant du 11e ou 12e siècle, le bourg dit Haut-Lormont se développe rapidement le long des principaux accès (rues du Général-de-Gaulle, Marc-Taillavi, Raymond-Lis). Des sources médiévales nombreuses mentionnent le "locum Montelauri" à la fin du 12e siècle et permettent d'affirmer que "9 rues, 4 ruettes et 2 chemins" traversent le village en 1367 autour de l'entrée du château des Evêques. Les rues, pavées au 15e siècle, conduisent les voyageurs au Bas-Lormont vers l'embarcadère du port en passant devant l'église reconstruite (limite 15e 16e siècle) et son cimetière. Ayant souffert des guerres de Religion et de la Fronde, le village est sans doute transformé aux 17e et 18e siècles comme en témoignent les rues orthogonales du quartier du Palais et certaines demeures de la place Auberny, mais c'est sûrement au 19e siècle et au début du 20e, avec l'activité des chantiers navals repoussés depuis Bordeaux par la construction du pont de Pierre, que la plupart des maisons, écoles, établissements et lieux publics sont construits ou totalement remaniés. Le passage du chemin de fer et la construction d'une large route au bord de la Garonne vers 1850 donnent à cette partie du village l'aspect qu'elle a encore aujourd'hui. Les nouvelles constructions se sont implantées pendant les premières décennies du 20e siècle sur le plateau, le long de rues orthogonales, rue Georges-Vitrac, rue Abarrategui, à l'extérieur des limites du village. L'établissement de nouveaux territoires à urbaniser a permis la construction du secteur urbain concerté de Carriet qui débute vers 1950, précédant la création de la ZUP (zone à urbaniser en priorité) Hauts-de Garonne et la construction en 1960 du secteur urbain concerté de Génicart. Pendant cette période de nouvelles rues sont crées sur le plateau ; comme la rue des Terres rouges, elles sont bordées de maisons individuelles entourées de jardins. Le village est inclus dans la ville actuelle (23 000 habitants) qui couvre le territoire de la commune ; il est aussi compris dans le périmètre de la ZPPAUP de la commune de Lormont depuis l'arrêté du 12/01/2004.