Enceinte
Enceinte urbaine de Salins
Franche-Comté ; Jura (39) ; Salins-les-Bains
Communauté de communes Arbois Poligny Salins-les-Bains
Terrasse en terre-plein ; tour
2e moitié 14e siècle ; 15e siècle
Daté par travaux historiques ; daté par source
Au milieu du 9e siècle, la ville de Salins est divisée en deux bourgs distincts : le Bourg-Dessous (dit le Comte) au nord, séparé du Bourg-Dessus (dit le Sire) par l’entre-deux-bourgs, ou Surin. Ces deux bourgs, qui seront réunis en 1497, sont protégés par une enceinte terrassée et palissée. Face à la menace des compagnies de mercenaires et des troupes anglaises, ils sont clos par un enceinte maçonnée entre le milieu du 14e siècle et la fin du 15e siècle. Longue de plus de 3000 mètres, elle est percée d'une douzaine de portes ou poternes et protégée par une trentaine de tours. Les portes principales sont celles de Malpertuis, dite aussi porte Basse, côté nord, et la porte Oudin, sur le front sud, également appelée porte Haute. La menace des troupes françaises sur le Comté de Bourgogne (Guerre de 10 ans entre 1634 et 1644) nécessite la construction de postes avancés destinés à porter de l’artillerie (au-devant des portes Oudin et Malpertuis) et de trois redoutes et demi-lune au sud et au nord de la ville. Après la conquête française, Vauban présente en 1680 à Louis XIV un plan général pour fortifier la ville. Outre la reconstruction du fort Saint-André, le plan prévoit la construction d’un bastion à l'est (dit des Jésuites). En 1791, la ville est déclassée et le mur d’enceinte est laissé sans entretien. L’Etat cède les fortifications urbaines à la ville 1811, avant de les reprendre en 1818. Après s'en être rendue acquéreur en 1853, la ville entreprend diverses démolitions dans la seconde moitié du 19e siècle : portes de Chambenoz, Malpertuis, Oudin, l'Arsenal, etc. Les tours ronde (dite d’Andelot), carrée (dite de Chambenoz) et de Flore (dite de Rosières) ont été inscrites à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1932. Sept tours ont conservé leur élévation (Andelot, Chambenoz, Terrestre, Dorée, Oudin, Reculot et Rosières) et six subsistent à l’état de vestiges (Galzot, Aiglepierre, Prévôt, Rouge, Glapin et Saint-Nicolas).
Calcaire ; moellon ; calcaire ; pierre de taille
Tuile plate ; calcaire en couverture
2 étages carrés
Charpente en bois apparente
Toit conique ; toit à longs pans croupe ; toit en pavillon
Sur la trentaine de tours présentes sur le plan de 1628, seules sept ont conservé leur élévation (Andelot, Chambenoz, Terrestre, Dorée, Oudin, Reculot et Rosières), six subsistent à l’état de vestiges (Galzot, Aiglepierre, Prévôt, Rouge, Glapin et Saint-Nicolas). Elles sont toutes bâties en pierre calcaire, avec des appareils en moellon ou pierre de taille. Les tours d’Andelot et de Rosières (ou Flore) ont un plan circulaire, demi-circulaire pour la tour Oudin (vestige de la porte Haute), alors que les autres adoptent un plan rectangulaire ou carré. La tour d’Andelot est coiffée d’un toit conique (poivrière) couvert de dalles calcaires (laves). Les tours Terrestre et Reculot sont pourvues d’un toit en pavillon, celui de la tour Dorée d’un toit à croupes, tous en tuile plate. La courtine (pan de muraille entre les ouvrages fortifiées) subsiste à l’état de vestiges sur le front nord et le flanc est. Conservée sur une élévation de plusieurs mètres sur le front sud, elle a complétement disparu sur le côté ouest bordant la Furieuse. Les tours de Reculot et de Rosières (ou Flore) faisaient également partie de l’enceinte de la grande saline. La partie du mur nord jouxtant la tour d'Andelot a conservé son bossage en boule.
1932 : inscrit MH partiellement
Les tours ronde (dite d’Andelot), carrée (dite de Chambenoz) et de Flore (dite de Rosières) ont été inscrites à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1932.
À signaler
Tour
Propriété de la commune ; propriété privée
2024
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2024
Favereaux Raphaël
Dossier avec sous-dossier