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POP | Plateforme ouverte du patrimoineOutils de pêches côtières et d'Estran
Outils de pêches côtières et d'Estran


Référence de la notice
IM22003311
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
20 juin 2020
Date de dernière modification de la notice
20 juin 2020
Rédacteur de la notice
Prigent Guy
Mentions légales
(c) Inventaire général ; (c) Conseil général des Côtes-d'Armor
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
Outils de pêches côtières et d'Estran
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Hillion ; Hillion
Aire d'étude
Communes littorales des Côtes-d'Armor
Milieu d'implémentation (Inventaire)
en écart
Canton
Langueux
Lieu-dit
Hillion
Description
Date de l'enquête ou du récolement
2003
Historique
Description historique
La commune d'Hillion bénéficie du fond de la baie d'Yffiniac comme nurserie et d'une large porte océane ouverte sur la baie de Saint-Brieuc, avec de larges estrans traversés par des filières, qui apportent une rente halieutique aux pêcheurs à pied, mytiliculteurs et pêcheurs côtiers. Le village de Lermot, qui vient d'une déformation du mot breton Larmor (déjà important sous l'Ancien Régime), était encore au milieu du 20e siècle, un vivier de pêcheurs à pied, qui pratiquaient régulièrement la pêche aux coques, aux crevettes, à la gabarre, aux lignes de fond (arouels), au perchoir pour le mulet, au pouillen pour appâter le maquereau. Les Hillionnais sont alors spécialistes de la pêche du mulet sur les côtes jusqu'au Cap Fréhel. Dans la même commune, les hameaux de la Grandville et de Carieux abritent quelques-uns de ces pêcheurs à pied.L'exode rural pendant les années 1960 a fait déserter ce hameau typique d'une pluri-activité littorale, reposant en partie sur la pêche à pied vivrière, telle qu'elle a pu aussi exister à Cesson, sur la pointe opposée de la baie de Saint-Brieuc.La toponymie maritime a conservé en parler Gallo les noms des rochers et des pointes, des anciennes pêcheries (écluses en pierre), des fosses, fréquentées par ces hommes et ces femmes arpenteurs des grèves :Roc Wet, rochers aux Viaux, les écluses près de Bon Abri, le Bec des landes, Cornecul, Corps de garde, Ointinières, la Pierre, la Boursicot, la Ronde, Grouin, la Leu, le Palus, la Lande Richard, la Fosse Caro, les Veillons, le Rocher aux Dames, Billemonts.183 pêcheurs à pied ont pu être dénombrés un jour de grande marée le 11 août 1995, 1 heure avant la marée basse, dans le cadre du Schéma de Mise en valeur de la Baie (SMVM) de la baie de Saint-Brieuc (commission Environnement).