Description historique
La place Notre-Dame (autrefois place de l'Eglise) a été établie dans la première moitié du 19e siècle pour l'église paroissiale de l'Assomption, dessinée par Denis-Philibert Lapret et bâtie sous la direction de l'architecte d'arrondissement Claude-Marie Dalloz. Lors de sa séance du 10 septembre 1813, le Conseil municipal expose la difficulté, " dans un lieu aussi resserré par les montagnes, de trouver un emplacement convenable pour le nouvel édifice ". La rectification de la route impériale n° 5 a facilité le choix, en 1811, de son emplacement, dominant la nouvelle route mais " assez éloigné d'elle pour laisser, entre cette route et l'église, une vaste place et deux rampes fort douces pour monter au temple ". Un plan de Lapret en 1820 montre qu'il prévoyait d'ouvrir au sud-ouest, dans l'axe de l'église, une rue rejoignant la grande route (actuelle rue de la République) via un espace en hémicycle (non réalisé). Après d'importants travaux de terrassement, l'église est bâtie de 1824 à 1827. Dans la décennie suivante, deux nouveaux bâtiments sont construits, sur des plans de Dalloz, et encadrent l'édifice : le presbytère à droite et l'école Notre-Dame à gauche. Le 7 décembre 1840, la fabrique de l'église décide de créer des jardins à l'avant d'eux, sur un sol mis à disposition par la mairie à la condition " que ces jardins seraient construits avec goût et d'une manière convenable, avec murs de soutènement en pierre de taille, surmontés de grillages d'une hauteur suffisante, avec ornemens analogues, pour que le tout corresponde à la beauté et à la majesté du frontispice de l'Eglise ". Les dessins de cet aménagement sont donnés par Vital Ponard qui, en 1853, reprend les rampes en fer à cheval aménagées en 1827 par l'entrepreneur Claude Caseaux. Des immeubles s'élèvent sur les côtés de la place avant 1850, le dernier étant la caisse d'épargne bâtie face à l'église en 1901-1902, à l'angle de la rue Notre-Dame (actuellement Ernest Merlin). En 1907, un square est aménagé en son centre, délimité par un muret surmonté de grilles en fer de la société Blot-Galland, de Tournus (Saône-et-Loire) , qui fournit également celles protégeant les pelouses. Ce square accueille en 1922 le monument aux morts, dû aux statuaires Pierre Curillon et Ernest-Charles Diosi. Il a fait l'objet d'une rénovation en 2001 suivant les plans de l'architecte Gilles Peillon, du cabinet AU*M (Oyonnax) : création d'un escalier dans l'axe de celui de l'église, réalisation de terrasses, habillage du sol avec un platelage en bois exotique (ipé).