Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Henri II de Lorraine, duc de (commanditaire) ; Léopold I de Lorraine, duc de (commanditaire) ; Leszczynski Stanislas, duc de Lorraine (commanditaire)
Description historique
Un 1er jardin clos de plan régulier est aménagé vers 1620 par Hector Parent pour le château du duc de Lorraine Henri II, on y accédait par un escalier en fer à cheval situé dans l'axe du corps de logis. Il est entièrement modifié dans le 1er quart du 18e siècle lors de la reconstruction du château pour le duc Léopold. Appelé les Bosquets dès sa création, ce jardin est aménagé par Yves des Hours à partir de 1707, l'ingénieur Lalance construit plusieurs bassins (13 d'après sources) et un 1er canal alimentant un moulin situé au Nord du château. Un plan de jardin dessiné par Jean Richard est mis en oeuvre vers 1710, avec l'aménagement du canal (mur de berge mis à jour en 2009), la création d'une avenue bordée de tilleuls jusque Chanteheux (IA54002225), l'implantation des structures végétales (parterres, bosquets plantés de divers arbres, marronniers, tilleuls, et limités par des palissades de charmilles et d'ifs), allées revêtues de sable rouge. A partir de 1724, le jardin est agrandi vers le sud-est par Louis Ferdinand de Nesle dit Gervais qui dirige les travaux : aménagement de parterres de broderies, d'un jardin à fleurs devant les appartements princiers (corps H), fleurs achetées pour la plupart à La Pipe, jardinier du Palais Royal, pose d'un important mobilier : statues, vases, bancs. En 1731 une machine élévatrice des eaux conçue par Philippe Vayringe est mise en place sur la Vezouze (longeant le parc côté nord) pour alimenter bassins et jets d'eau (IA54002217). Une 2e période de travaux a lieu pour Stanislas Leszczinsky entre 1737 et 1745 (?) sous la conduite de l'architecte Emmanuel Héré. Le jardin s'agrandit vers le nord avec l'aménagement de "nouveaux bosquets" dits "bas bosquets" : construction d'une pièce d'eau, limitant une île entre elle et le canal, dans laquelle sont élevés 8 pavillons de jardins (IA54002216) nommés "chartreuses", ainsi qu'une fabrique dite "le Trèfle" (IA54002220). Un rocher artificiel animé d'automates est installé par le fontainier-horloger François Richard sur le soubassement de la terrasse nord du château (IA54002215). A l'extrémité est du canal 2 fabriques sont construites : le "salon de la pêche" ou "pêcherie" et le "pavillon de la cascade" (IA54002214). Côté sud, dans la partie dite des "petits bosquets", un théâtre de verdure appelé "comédie champêtre" et une fabrique (IA54002219) nommée " kiosque" sont installés. Labyrinthe et parterres de broderies sont aménagés. A la mort de Stanislas, en 1766, les fabriques sont louées à des particuliers, le mobilier vendu ou progressivement vandalisé ; suite aux ventes, certains éléments sont déplacés notamment à Schwetzingen, en Allemagne (Bade-Wurtemberg ; cf IM54007526, IM54007560, IM54009043, IM54009044). En 1800, le jardin est transformé par l'armée : la partie centrale nivelée, les bassins comblés, l'emmarchement menant à la terrasse supprimé. Dans les années 1817-1818 (sous l'autorité du prince de Hohenlohe) le jardin est remis en état, de nouveaux sujets plantés, le parterre de l'ancien pavillon de la cascade est transformé en tapis de gazon, la largeur du canal réduite. A partir des années 1830, réfections et modifications successives sont entrepris par la ville : replantations dans les bosquets, création en 1839 du Tivoli, guinguette (détruite en 1952), kiosque à musique en 1880 (IA54002223), serre en 1887. Durant le 1er quart du 20e siècle, plusieurs monuments sont installés dans le jardin : monument Eckmann en 1902 (IM54002581), monument Guérin en 1909 (IM54002582), monument Ribierre en 1910 (IM54002627), monument aux morts en 1927 (IM54002579). Portail (Est) posé en 1911. En 1945, le parc est totalement dévasté. Il est restauré l'année suivante dans son aspect actuel. Dans les années 1960-70, un parc à daims est créé au niveau d'un ancien bosquet Sud, et en 1990 une aire de jeux pour enfants est aménagé au niveau du parterre de l'ancien pavillon de la Cascade. Les bassins sont restaurés en 2001 (T. Algrin ACMH). Depuis, le parc, propriété du conseil départemental a fait l'objet d'un projet de mise en valeur, accompagné d'une étude préliminaire (P-Y Caillaut ACMH, 2008), une étude géophysique (société Géocarta, 2008), une étude archéologique (Cécile Travers, 2009) et une analyse dendrochronologique (DrendroNet, 2009) de pieux issus de la fouille des abords du canal (datation estimée : 1739-1759, période d'aménagement du canal en croix).