Description historique
La cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède fut construite durant la deuxième moitié du 12e siècle, sur les ruines de la précédente. Elle est composée d'une nef unique courte, s'ouvrant sur un large transept saillant, se terminant par une abside et deux absidioles voûtées en cul-de-four. La tour lanterne octogonale daterait de la fin du 13e siècle ou du 14e siècle.£Au 15e siècle, suite à l'incendie de 1460, trois chapelles ont été construites, deux contre le mur nord de la nef et le transept, et une dans le prolongement de la sacristie et de la salle capitualire au sud. Cette dernière, dite de Saint-Jacques, de par son style ne peut pas être associée aux deux autres chapelles. Elle n'a été reliée par la salle du trésor à la salle capitulaire qu'en 1860. Egalement au 15e siècle, une porte a été percée sur la façade nord du transept tandis qu'une tour d'escalier dans l'angle ouest de ce transept nord était construite. Pendant les guerres de Religion, au 16e siècle, l'abside principale ainsi que les absidioles de la cathédrale furent fortifiées et surélevées. Au 17e siècle, sous l'épiscopat de Salvat II d'Iharce, une campagne de restauration a vraisemblablement eu lieu, comme en témoignent un contrat signé par l'évêque et Michel Gilles, maître maçon, pour "crépir, enduire et blanchir toutes les voûtes et murailles de l'église", ainsi que les armoiries de Salvat II d'Iharce sculptées sur la clé de voûte de la première travée de la nef. Au 18e siècle, Monseigneur Anne-François Guillaume du Cambout, évêque de Tarbes, est à l'origine du réaménagement intérieur de la cathédrale ainsi que de l'allongement de la nef par la création d'un narthex. La porte percée au 15e siècle est murée, et une nouvelle porte centrée sur cette même façade nord du transept est aménagée.£En 1803, le préfet Chazal ordonne la démolition du cloître situé au sud de la cathédrale. En 1815, le Conseil Général décide d'ériger un monument commémoratif à la gloire de Louis XVI, construisant la chapelle Saint-Louis à l'angle sud du transept et de la nef. Vers 1843, le peintre Pedoya réalisa le décor peint de la croisée du transept. En 1861, l'abbé Goussard se voit confiée la confection des vitraux pour l'abside. En 1892, l'architecte diocésain Fitte demande la suppression des enduits extérieurs qui tombaient par plaques. Il propose également l'arasement des surélévations des absides, réalisées pendant les guerres de Religion. Entre 1935 et 1939, Henri borde (1888-1958) réalise le décor des voûtes de la nef et du bras nord du transept. En 1959, la décision a été prise de démolir la chapelle expiatoire Saint-Louis car inesthétique et inutilisée depuis le milieu du 20e siècle. La découverte du pilier nord-est du cloître a alors entraîné la restauration d'une travée d'angle et la restitution de quelques arcades.