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POP | Plateforme ouverte du patrimoineéglise Saint-Vincent-Saint-Germain
église Saint-Vincent-Saint-Germain






Référence de la notice
PA91000272
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
1 février 2019
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 2018. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
église Saint-Vincent-Saint-Germain
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Essonne (91) ; Saint-Germain-lès-Corbeil ; place Gabriel Vernant
Adresse de l'édifice
Gabriel Vernant (place)
Références cadastrales
2018 AA 115 ; 2021 AA 115
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
2e moitié 19e siècle
Description historique
L'église paroissiale Saint-Vincent-Saint-Germain de Saint-Germain-lès-Corbeil remplace un précédent édifice remontant peut-être au VIe siècle. Elle a été construite selon un parti caractéristique de la seconde génération du premier art gothique et peut être datée des années 1170-1180, par comparaison notamment avec l’église Saint-Martin d’Etampes.
Les quatre vitraux du chevet ont été vraisemblablement exécutés dans les années 1220-25. Ils sont consacrés à la Passion, au martyre de saints, à l'arbre de Jessé et à la vie de saint Germain Ils ont été classés au titre des objets mobiliers par arrêté du 22 juin 1908.
Le porche qui précédait le portail occidental a été démoli à la fin du XVIIIe siècle et le clocher qui s'adossait à la première travée du chœur, au nord, s'est effondré en 1793 endommageant les voûtes du bas-côté.
Des travaux importants ont été menés grâce au financement de la famille Darblay dans la seconde moitié du XIXe siècle : en 1862, reconstruction par l'architecte parisien Dussillon de la partie supérieure de la façade occidentale, ornée de statues du sculpteur Elias Robert et reconstruction d'une partie des voûtes du bas-côté nord ; en 1872 ou 1878, construction du grand tambour d'entrée et installation de l'orgue ; en 1895-96, restauration complète et réameublement en style néo-gothique de l'édifice, selon le projet de l'abbé Brisacier, archéologue et architecte, mis en œuvre par l'ingénieur et architecte, gendre des Darblay, Louis Vollant. A cette occasion, des vitraux archéologiques sont exécutés par Julien Fournier dans le bas-côté nord et un décor monumental, sur le thème de la multiplication des pains, est peint dans le chœur, sur toile marouflée, par Alexis Douillard.