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Plateforme ouverte du patrimoine

série des 11 tableaux de Marguerite de Michel et de leurs cadres

Désignation

Dénomination de l'objet

Tableau

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Série

Titre courant

Série des 11 tableaux de Marguerite de Michel et de leurs cadres

Localisation

Localisation

Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Montgiscard ; église paroissiale Saint-André

Numéro INSEE de la commune

31381

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Haute-Garonne

Canton

Montgiscard

Nom de l'édifice

Église paroissiale Saint-André

Référence Mérimée de l'édifice

IA31011369

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Choeur, nef et 1ère chapelle latérale nord depuis le choeur

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Siècle de création

2e quart 18e siècle

Année de création

1737

Description historique

Ces tableaux, de facture homogène, sont de la main d' une même artiste, Marguerite de Michel. Cette femme artiste toulousaine (1688-?) qui est active au cours de la 1ère moitié du 18e siècle, était la fille de Jean II Michel qui fut peintre des capitouls de Toulouse, de 1694 à 1703. Un des tableaux de l' église de Montgiscard, le Repas chez Simon est signé et porte la date de 1737. Les autres tableaux ont donc vraisemblablement été peints durant la même période, autour de 1737. Cet ensemble d' oeuvres se divise en deux séries iconographiques. La première série, traitée sous la forme d' un cycle narratif, représente plusieurs épisodes de la vie du Christ : la Nativité, le Baptême du Christ, le Christ et la Samaritaine au puits, le Repas chez Simon le Pharisien, la Résurrection de Lazare, le Christ chassant les marchands du Temple et la Résurrection du Christ. La seconde série regroupe différentes scènes relatées dans l' Ancien Testament et l' Apocalypse. Il s' agit du Sacrifice d' Abraham, du Jugement de Salomon, de la Chutes des Anges rebelles et de Saint Michel terrassant le dragon. Les tableaux présents dans le choeur ont gardé leurs cadres d' origine, tandis que ceux qui sont dans la nef possèdent des cadres datant du 19e siècle. Les tableaux de la nef ont peut-être été rédéployés dans l' église au cours du 19e siècle, et certaines toiles ont été réduites lorsque les cadres ont été changés. Il est possible que des inscriptions et peut-être d' autres signatures de Marguerite de Michel soient cachées par le cadre. Une autre oeuvre faisait partie de ce cycle narratif de la vie du Christ. Il s' agit du tableau de la Cène (IM31000177) qui a été déplacé dans l' église de Belbèze-de-Lauragais dans les années 1950. D' autres peintures de Marguerite de Michel, représentant des épisodes de la vie de la Vierge, sont également visibles dans l' église Notre-Dame-de-l' Assomption de Cazères (Haute-Garonne). Ces peintures de Cazères sont antérieures à celle de Montgiscard, elles datent des années 1720. Entre les peintures de Cazères et celles de Montgiscard, une évolution du style de Marguerite de Michel est remarquable. Les tableaux de Montgiscard, peints quinze ans après ceux de Cazères possèdent un dessin plus fin et un rendu des drapés et des mouvements plus réussis. L' effet de perspective et le rendu des proportions sont mieux travaillés mais restent encore très maladroits. Différents traits stylistiques sont néanmoins communs à toutes ces peintures. L' artiste a été très influencée par les productions post-caravagesques du 17e siècle. Elle s' est inspirée notamment de peintres comme Guido Reni, Rubens, Valentin de Boulogne, mais aussi Annibal Carrache et Mignard. Elle a souvent réinterprétée de manière personnelle les oeuvres gravées de ces artistes. L' atmosphère de ses tableaux est très sombre, l' effet de clair-obscur, caractéristique évidente du caravagisme, se retrouve dans toute ses peintures. Les oeuvres de Marguerite de Michel sont en décalage par rapport à la production picturale du début du 18e siècle. Sa production reste très archaïque tout au long de sa carrière. Cet archaïsme, dans lequel elle s' enferme, devient finalement sa marque de fabrique. Il est intéressant également de remarquer que l' artiste est une femme. En effet, au début du 18e siècle, il était difficile pour une femme d' affirmer son statut en tant que peintre, un des métiers, à l' époque, souvent réservé aux hommes. Marguerite de Michel eu la chance de naître dans une famille d' artiste, son père Jean II Michel étant peintre ainsi que son grand-père, François Fayet. Elle bénéficia vraisemblablement du savoir-faire et de la notoriété de son père et a pu travailler pour les églises et les couvents, en peignant exclusivement des tableaux religieux. Peindre des sujets religieux reste exceptionnel pour une femme étant donné que même à la fin du 18e siècle, les femmes peintres consacrent leurs productions à des thèmes dits "féminins" : les paysages , les natures mortes, les figures et les scènes de genres.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Date et typologie de la protection

1991/04/08 : inscrit au titre objet partiellement

Précisions sur la protection

Intitulé de l' arrêté de protection : "10 tableaux de la vie du Christ, toile peinte, 18e siècle". Le tableau de saint Michel terrassant le dragon n' est pas inscrit au titre objet.

Observations

Ensemble particulièrement remarquable par le nombre des oeuvres conservées d'une même série, mais également parce que l'artiste est une femme.

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Tableau ; cadre

Références des parties constituantes étudiées

IM31000227 ; IM31000228 ; IM31000229 ; IM31000230 ; IM31000231 ; IM31000232 ; IM31000233 ; IM31000234

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2004

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47