Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineensemble fortifié des îles d'Hyères
ensemble fortifié des îles d'Hyères

Référence de la notice
IA83000090
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
9 mars 1999
Date de dernière modification de la notice
15 mai 2023
Rédacteur de la notice
Truttmann Philippe ; Faure-Vincent David
Mentions légales
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
ensemble fortifié des îles d'Hyères
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
ensemble fortifié
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Var (83) ; Hyères
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Var
Canton
Hyères
Partie constituante non étudiée
batterie ; édifice fortifié ; fort ; redoute
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Des ouvrages militaires existent déjà dans les îles d'Hyères au Moyen Age. Les îles sont soumises aux dangers des pirates barbaresques. Ainsi sont édifiés le château de Porquerolles et le Fort du Moulin à Port-Cros, probablement sous François Ier. Ces deux édifices sont représentés dans l'atlas du duc de Savoie Emmanuel-Philibert (vers 1580) . Les sources de l'époque font aussi mention de tours isolées établies pour la surveillance des côtes, celles que l'on surnomme sarrazines. Le cardinal Richelieu, à partir des années 1630, lance un programme de fortification des îles d'Hyères. Entre 1634 et 1643 sont construits sept forts, ainsi que des tours, constituant un système de protection du littoral puissant et moderne. Les tours, pyramidales ou cylindriques, sont enveloppées dans des enceintes à système tenaillé. Les ouvrages sont implantés en groupements tactiques soigneusement pensés, et fondés sur un souci d'appui et d'action combinée. Divers mémoires militaires du 18e et 19e siècle considèrent la presqu'île du Langoustier un peu comme un réduit, et le point de débarquement possible pour un corps venant à la conquête de l'île. Un dessin perspectif du milieu du 17e siècle figure le fort de Port-Fer, les vestiges de L'Etoile, le fort du Grand Langoustier et celui du Petit Langoustier. La presqu'île est donc une véritable zone fortifiée, capable de servir de base à des troupes de réserve, d'agir sur la mer et les mouillages, de servir de tête de pont à l'île. Sous Napoléon, de 1794 à 1815, quatorze nouvelles batteries sont créées, ceci lié à la stratégie du blocus continental. Une commission, créée en 1841, élabore six plans-types d'ouvrages : trois tours crénelées et trois corps de garde défensifs. Alors que l'on dote des batteries de réduits de type 1846, certaines sont abandonnées. La batterie des Mèdes est dotée d'une caserne casematée. Après 1870, une sous-commission répond au problème que constitue l'artillerie rayée. On construit les batteries de Repentance à Porquerolles et le fort de l'Eminence à Port-Cros. Compte tenu de la crise dite de l'obus-torpille, à partir de 1885, on creuse des magasins à poudre sous roc. Après 1914, l'organisation vieillit. A partir de 1930, on construit la batterie haute des Mèdes. Après 1945, les derniers matériels sont enlevés.