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Plateforme ouverte du patrimoine

ensemble de la statuaire de taille moyenne

Désignation

Dénomination de l'objet

Statue

Titre courant

Ensemble de la statuaire de taille moyenne

Localisation

Localisation

Occitanie ; 81 ; Albi ; Sainte-Cécile (place) ; cathédrale Sainte-Cécile

Numéro INSEE de la commune

81004

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Tarn

Canton

Albi

Adresse de l'édifice

Sainte-Cécile (place)

Nom de l'édifice

Cathédrale Sainte-Cécile

Référence Mérimée de l'édifice

IA81000300

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Description

Catégorie technique

Sculpture

Matériaux et techniques d'interventions

Calcaire : peint, polychrome

Description matérielle

La statuaire de taille moyenne est essentiellement cantonnée à l'intérieur du choeur de la cathédrale. Elle concerne les anges et la figure de sainte Cécile.

Description de l'iconographie

Nous avons réussi à isoler trois grands ensembles dans le groupe des anges du chœur et constatons que plusieurs personnages de la grande statuaire correspondent aux manières déjà définies. Sainte Cécile reprend certaines des caractéristiques d'un groupe d'anges. Son visage très allongé avec un front bien dégagé et légèrement bombé. Les yeux mi-clos sont bien dessinés et soulignés par un faible sillon sous la paupière inférieure. Le nez rectiligne domine une bouche bien dessinée au dessus d'un menton rebondi et d'un cou un peu gras. Les sourcils sont peints et presque horizontaux. Elle présente un déhanchement important, avancent un genou qui décrit un renflement au niveau du costume et relève un pan de leur vêtement sous leur bras gauche proposant ainsi un beau drapé avec des plis en V concentrés le long de leur jambe droite. Son traitement la rapproche également d'un atelier qui a essentiellement travaillé sur le jubé.

Historique

Personnalités liées à l'histoire de l'objet

Louis I d'Amboise (commanditaire)

Siècle de création

4e quart 15e siècle

Description historique

L'ensemble est commandité par l'évêque Louis Ier d'Amboise et probablement réalisé par les sculpteurs Michel Colombe ou Antoine Le Moiturier dans le dernier quart du 15e siècle. L'étude détaillée qui a été menée semble confirmer l'hypothèse selon laquelle quatre ateliers distincts œuvrèrent à la statuaire du chœur. Certains ont travaillé sur des ensembles localisés de façon homogène sur la clôture (atelier du jubé par exemple) laissant penser qu'ils ont à la fois œuvré sur l'architecture et sur la statuaire. D'autres ont nettement travaillé sur le chœur des anges et ont sculpté quelques personnages de grande taille (atelier des personnages jeunes). Au vu des indices accumulés, il paraît possible d'envisager que ces quatre ateliers coïncident avec les quatre étapes de construction du chœur précédemment relevées. Le lien entre la partie architecturée et la statuaire est difficile à établir mais il ne faut pas faire de distinction entre les sculpteurs et les maçons d'Albi. Il est très vraisemblable que ces ateliers ont œuvré simultanément au chœur d'Albi permettant ainsi à une entreprise aussi ambitieuse de voir le jour rapidement. Les ateliers recrutés par Louis d'Amboise sont dans la mouvance des plus grands imagiers français de la fin du Moyen Age. Il est indubitable que les ateliers du chœur sont étrangers à la région. Il n'y a pas de parentés avec les œuvres contemporaines majeures de l'Albigeois comme celles de Monestiés commandées par Louis d'Amboise autour de 1490. La technique des brocards appliqués pour la polychromie de oeuvres confirme que l'évêque commanditaire fit appel aux meilleurs techniciens du moment. Cette technique particulière, confirmée par une étude en conservation-restauration réalisée par Françoise Tollon consiste à imiter les riches étoffes importées d’Orient autour du XVe siècle. Cela se traduit par l’application sur les œuvres de motifs en léger relief, qui peuvent être rehaussés d’or, de couleurs ou de laques dorées. Elle comporte des applications de feuilles d’étain juxtaposées, souvent sous forme de rectangles ajourés recouverts de couleur qui imitent soit des brocarts isolés, soit des brocarts couvrants. Cette technique, qui correspond au meilleur savoir-faire de la polychromie de la fin du Moyen Âge, est très peu fréquente dans la région, ce qui rend ces œuvres d’autant plus remarquables que leur polychromie est parvenue jusqu’à nous dans un état de conservation exceptionnel Préservées à l'époque révolutionnaire, certaines oeuvres ont fait l'objet de restaurations au cours du dernier quart du 19e siècle.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Date et typologie de la protection

1862 : classé au titre immeuble

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Dénomination du dossier

Sous-dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Statue

Références des parties constituantes étudiées

IM81001273 ; IM81001274 ; IM81001275 ; IM81001276 ; IM81001277 ; IM81001278 ; IM81001279 ; IM81001280 ; IM81001281 ; IM81001282 ; IM81001283 ; IM81001285 ; IM81001369

Intitulé de l'ensemble

Ensemble de la clôture du choeur et du jubé.

Référence de l'ensemble

IM81001014

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2011

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47